Marché de Noël Tropical Paris Haïti (Pays invité)

Marché International de Noël Tropical à La Villette (Haïti pays invité), les 18, 19 et 20 décembre 2009.

Stand « Haïti » (A49)

Avec les ventes signatures de livres et CD:
Mimi Barthélémy le 18 décembre à 18h et le 19 décembre à 15h
Elie Lescot le 19 décembre à 16h
Marcel Dorigny le 20 décembre à 15h
Louis-Philippe Dalembert le 20 décembre à 16h
Des photographies d’Haïti de Charles Carrié
Des DVD documentaires haïtiens avec des nouveautés
Des CD et des livres haïtiens et antillais

Anne Lescot, coauteur du guide de la Caraïbe culturelle avec Karole Gizolme,
sera aussi présente.

Source :
Collectif2004images

Ces Français qui clip haïti

Je ne suis pas fan de Raphael (Folk) et de Booba (Rap), mais Haïti est bien présent : à l’image pour Booba et dans les paroles pour Raphael.

Alors récupération ou passion pour l’île ?

En attendant, le français Booba enregistre et habite en Floride dans le quartier de Little Haïti… Si ça ce n’est pas de la Haitian connexion

Raphael Adieu Haïti 2008

Booba Garcimore 2009

Fred Koenig et Elodie Barthélemy

Mardi 6 octobre 2009 (A partir de 18h)

A La Mer à boire, Paris

Vernissage de l’exposition des photographies de Fred Koenig sur Haïti et des peintures d’Elodie Barthélemy sur l’esclavage.

Les artistes seront présents le soir du vernissage à partir de 20H00

Cette exposition est organisée dans le cadre de l’Escale haïtienne qui se tiendra le 10 octobre à
la Mer à boire 1-3 rue des Envierges, au haut du parc de Belleville, dans le 20ème, M° Pyrénées
de midi à 1 heure du matin, fermé le lundi.

Source :
Merci au collectif 2004 Images

Quelques lieux Vaudou Haiti

Un aperçu de quelques hauts lieux de pèlerinage vaudou en Haïti.
Cette séquence a été diffusée au Musée d’Ethnographie de Genève dans le cadre de l’exposition « Vodou, un art de vivre ».

Horizons lointains Haïti sur Arte (30 juillet 09)

« Horizons lointains Haïti »
Réalisation Anne Lescot (52min – 2009)

le 30 juillet 2009 à 22h30 sur Arte
(Rediffusion : le 6 août 2009 à 05h00)

C’est un voyage particulier où les librairies tiennent lieu d’office de tourisme et les écrivains de guides inspirés. Cette collection imaginée par Patrick et Olivier Poivre d’Arvor nous invite à visiter un pays par le prisme de ses auteurs et de leurs écrits.

« André Malraux avait été ébloui par ce contraste, par cette création vivante, lors d’un voyage resté fameux. Patrick Poivre d’Arvor, dans sa traversée de Port au Prince comme de Jacmel, a voulu rencontrer celles et ceux qui, à travers leurs mots, font de cette île un véritable continent monde.
L’Amérique, la Caraïbe, la langue française…
Avec les images de la réalisatrice Anne Lescot et l’écrivain Gary Victor comme guide, il fait parler à travers leurs rites, leur sens du sacré, leur créolité, leur tumulte comme leur affirmation absolue de la liberté, écrivains et artistes.

De la figure de René Depestre, l’aîné d’entre tous à Yanick Lahens, en passant par Lyonel Trouillot, Frankétienne et tant d’autres, tous, en ces heures enfièvrées du carnaval, sur fond de vaudou, témoignent de la réalité tragique et magnifique d’un pays pour qui les mots comptent plus que tout. Ils parlent avec beauté et émotion d’ exil, d’intemporalité, de poésie et d’humanité. »

Lien :
http://www.arte.tv/fr/Haiti/2753776.html

Bill Clinton émissaire spécial de l’ONU à Haïti

L’ex-président des Etats-Unis Bill Clinton a été nommé émissaire spécial de l’ONU pour Haïti par le secrétaire général Ban Ki-moon, a annoncé mardi une porte-parole, Marie Okabe.

«Cette nomination s’inspire de l’engagement profond de Clinton pour la cause d’Haïti, lorsqu’il était à la Maison Blanche et plus récemment par son appel à l’action pour Haïti dans le cadre de l’Initiative Clinton en septembre 2008», a déclaré Okabe.

Dans son nouveau rôle, l’ancien président démocrate «aidera à galvaniser les efforts de reconstruction sociale et économique en Haïti». Il portera une attention particulière à la sélection de nouveaux partenaires et de nouvelles actions du secteur privé, de la société civile et des donateurs, a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général est convaincu que l’ex-président des Etats-Unis «apportera énergie, dynamisme et concentration afin de maintenir l’intérêt du monde pour les efforts de reconstruction d’Haïti».

L’époux de l’actuelle secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait déjà joué un rôle d’émissaire spécial de l’ONU lorsqu’il avait été chargé de coordonner les efforts de reconstruction après le tsunami qui avait dévasté plusieurs pays d’Asie du Sud fin 2004.

Sa nomination a été saluée par le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza.

Dans un communiqué, ce dernier salue le fait que Bill Clinton «incarne mieux que quiconque une nouvelle tendance qui consiste à se concentrer sur la recherche de voies nouvelles afin de faire d’Haïti un pays viable et à affronter les problèmes réels du pays».

La décision de Ban «va dans le sens que désire suivre le gouvernement haïtien», ajoute-t-il.

Source : AFP

Kréyol Factory le Monde

Voici le point de vue du monde sur l’exposition Kréyol Factory (La Villette, Paris, jusqu’au 5 Juillet, de 5 à 7€).

LE MONDE (17 Avril 2009) :

« Kréyol Factory » est une exposition, mais plus, car les pans de l’univers créole qu’elle dévoile flirtent certes avec la peinture ou la photographie, mais s’appuient essentiellement sur la musique et les mots. Les murs de la Grande Halle de La Villette, à Paris, se parent de cette écriture vivante, percutante et politique, de Patrick Chamoiseau, Aimé Césaire, Raphaël Confiant, Maryse Condé…
Dans la Grande Halle, la question créole – culture, race, colonialisme, diaspora… – est mise en espace dans un décor simulant la tôle et le carton, matériaux du pauvre et de la débrouille, ce qui sied à la transhumance déployée par ces peuples partis d’Afrique pour une part, mais dont l’épicentre exogène s’est peu à peu déplacé vers Paris, Londres ou New York.
« Kréyol Factory » n’est pour autant jamais misérabiliste. Elle vit, présente des courts métrages où de resplendissantes mamas martiniquaises ou de larges gaillards haïtiens donnent des recettes de cuisine, des cours de rituels vaudous ou des indications sur leur perception des nuances de couleur de la peau. En face, une pensée définitive du psychiatre martiniquais Frantz Fanon (1925-1961), auteur de Peau noire et masques blancs, dont on ne peut toujours pas faire l’économie si l’on désire comprendre les chocs souterrains de la France des Antilles : « Le Nègre n’est pas, pas plus que le Blanc. »
Dès l’entrée, il y a donc une carte sommaire, où figure un archipel perdu, les Chagos, sept atolls, cinquante îles, prolongement des Maldives en plein océan Indien. Au passage, on notera que l’apport des Indiens (d’Inde) à l’île Maurice, La Réunion, mais aussi à la Martinique et la Guadeloupe n’est pas gommé, redressant une perspective souvent biaisée par la seule question de l’esclavage des Africains.

PAROLE NÈGRE

Aux côtés de ce repère géographique, une oeuvre du Guadeloupéen Thierry Alet, recopiant Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire, des phrases calligraphiées et privées de blancs entre les mots, mais où dans le bleu outremer et les dorures surgit la parole « nègre ». Voir ou ne pas voir ce que l’on est, c’est aussi la question posée par Jorge Pineda, né en 1961, en République dominicaine, auteur d’Afro Issue I, six personnages en bois coloré, dont les têtes disparaissant dans le mur sont remplacées par des entrelacs de lignes noires en boule figurant une chevelure afro. Ainsi « Kréyol Factory » force le trait sur le symbole. Labyrinthique mais ordonnée, l’exposition est découpée par thèmes de réflexion (« Noir comment ? », « Chez soi, de loin »), s’appuyant aussi sur des imaginaires essentiels – le mythe de l’Afrique ou du roi noir (le rastafarisme), le vaudou, la musique, ici essentielle.
Des bornes proposent l’écoute de ces formes indissociables de l’identité créole que sont le bel air martiniquais, le maloya réunionnais, les steel bands de Trinité-et-Tobago, etc. Un couloir donne à voir et à écouter les musiques de carnaval de toutes les Caraïbes et de Guyane, que l’apparition du hip-hop ou de la samba-reggae ont rendu plus fortes encore.
Les ravages de la mondialisation sur ces territoires fragiles sont traduits dans le choix photographique. Les montages du Martiniquais Jean-Luc de Laguarigue mettent face à face les jardins du Morne-Vert, les autoroutes, les démolitions et le paysage idyllique de la plage du Diamant. Les grands formats de l’Américaine Phyllis Galembo reviennnent sur la symbolique ultra-colorée de l’univers vaudou haïtien – à mettre en parallèle avec le travail en noir et blanc de la Britannique Leah Gordon, photographe du surréaliste carnaval de Jacmel, sur la côte sud de Haïti.
Le rastafarisme, né en Jamaïque de la pensée d’un idéologue de la négritude, Marcus Garvey, a droit à sa salle – au mur, le texte de Redemption Song, de Bob Marley. Aucune trace de Cuba, par contre, ici exclu du champ de la créolité, alors même que Tony Capellan, de Saint-Domingue, expose Mar Caribe, une oeuvre rappelant les artistes cubains de la « période spéciale » des années 1990, celle des balseros. C’est une vague bleu et vert, faite de tongues aux attaches en fil de fer barbelé. La salle d’exposition ouvre une magnifique perspective sur la fontaine aux Lions de Nubie, conçue par Girard, trente-sept ans avant le décret d’abolition de l’esclavage de 1848.

Source :
Vaudou et négritude : la créolité en musiques, en mots et en images