Interview dans « C’ est mieux le matin » France 3 Sud
Dyaoulé Pemba Fini les Colonies
Festival haïtien Montréal : plus de 20 000 spectateurs
(Montréal, 14 Juillet 2008)
« Avant les pluies torrentielles d’hier, le Festival international de musique haïtienne avait d’ores et déjà attiré environ 18 000 spectateurs au parc Jean-Drapeau. Dans une ambiance paisible et un cadre familial convivial, une foule considérable est venue vibrer au son de toutes les musiques haïtiennes. »
Festival de musique haïtienne Montréal
Les 11, 12 et 13 Juillet, pas moins de 300 artistes pour le 3eme Festival International de Musique haïtienne de Montréal!
Environ 30 000 personnes y sont attendues ; le thème de l’édition 2008 est « Haïti-Québec, même cœur, même Tam-tam ».
Au programme notamment Luck Mervil, Harold Faustin, Steeve K, Gage, Toto Laraque, Banboche, Black Parents, Antidote, Vibrasyon, Nikel, Sakaj, Five O Look, Ziking Kow, Anbians Kreyol.
Mais aussi Alan Cavé, T-Vice, Djakout Mizik et Kreyol La, Tonton Bicha, Belo, Do-La, Sweet Micky, Krezi Mizik etc.
Pour en savoir plus sur la programmation, voici le site du festival :
http://www.festivalmusiquehaitienne.ca
Conclusion (2004)
A l’issue de cette quête, nous avons la sensation que la richesse musicale haïtienne est en grande partie invisible et ce pour les nombreuses raisons que nous avons précédemment évoquées : dictature, pauvreté et mépris de classe qui l’ont entravée dans son développement et son ouverture.
Mais il convient aussi de rappeler que la musique du Vaudou n’est pas faite pour se vendre. Si l’on part du principe que le vaudou représente les racines de la culture haïtienne et de sa musique , le fait que l’on ne donne pas forcément à voir, que ces racines soient sous terre, témoigne probablement de la nécessité de protéger une intégrité trop souvent mise en danger. Il est donc délicat d’entendre le Vaudou, de comprendre la nature véritable de sa musique.
Il me semble cependant avoir entrevu une profondeur mystérieuse, magique, qui émane de ce culte, comme révélée à la lumière de l’écoute des différents styles musicaux haïtiens. J’aime à chercher l’essence, et c’est cette dynamique qui m’a conduit naturellement vers le Vaudou, acte de naissance d’un peuple dans l’affirmation de la vie.
Enfin, à l’heure ou Haïti est une fois encore pris dans la tourmente, j’espère que son peuple aura la force de « devenir ce qu’il est », et de s’affirmer en tant que tel sans tomber dans les écueils de la mondialisation, afin que sa musique choque enfin par sa véritable magie. Pour illustrer ma pensée sur ce point je laisserai la parole à Emmanuel C. Paul :
« En contact avec une culture dite supérieure et matériellement plus avancée, on a tendance à tout apprécier en fonction de cette dernière, à admettre comme inférieur tout ce qui est sien, et en définitive, à préférer à son originalité, un personnage d’emprunt. Ceci est à tout prix naturellement à éviter pour un peuple auquel un néo-colonialisme a appris à rougir des particularités de son patrimoine culturel. ».
Un site est né !
Un site est né « www.musiquehaitienne.fr« , alors parlez-en à vos amis et faites tourner le lien !
Car la culture haïtienne (et donc sa musique) mérite d’être partagée et reconnue…
