Le cadeau empoisonnée à Haiti de Monsanto

Il faut toujours se méfier des cadeaux des industriels…

Le tremblement de terre à Haïti, le 12 janvier 2010, a fait le bonheur de certains affairistes. La multinationale étatsunienne Monsanto est en train d’offrir aux agriculteurs du pays un cadeau mortel, à savoir 475 tonnes de semences (de céréales et légumes, dont 60 sont déjà livrées) génétiquement modifiées (OGM), en plus des engrais et pesticides qui leur sont associés.

Tout cela sera distribué gratuitement par le projet WINNER, avec le soutien de l’ambassade étasunienne en Haïti. Les Haïtiens savent-ils que c’est Monsanto qui fabriquait le défoliant dit «agent orange» (herbicide dispersé massivement de 1961 à 1971 pour liquider la forêt qui «servait de sanctuaire aux combattants vietnamiens engagés contre l’armée impérialiste des Etats-Unis) que les bombardiers américains ont utilisé pendant la guerre du Vietnam, empoisonnant ainsi les soldats américains autant que les civils vietnamiens.

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Par Jean-Yves Urfié publiés sur Mondialisation.ca.

Cinéma & Film Documentaire

Pour tous les amateurs de films je viens de lancer un nouveau site consacré au cinéma actuel, à savoir… pas seulement celui des salles de cinéma :

« l’idée du site est de mettre en lumière, ou simplement d’être le relais, le promoteur, d’un nouveau type de cinéma, ou tout du moins d’un nouveau type de films. Celui qui fait avec les moyens du bord, et qui tente par tous les moyens possibles et imaginables d’être original, intéressant ou esthétique. »

Le design du site va changer prochainement, mais l’idée et la motivation sont la, donc n’hésitez pas à mettre le site en lien et à revenir souvent !

Cinéma & Film Documentaire :
http://www.cinemafilmdocumentaire.fr/

Amos Coulanges et Vincent Segal

Janvier 2010, Amos Coulanges et Vincent Segal dans les studios de Radio Nova pour un titre live superbe. Une suite composée par Amos Coulanges (qui a supervisé mon travail en histoire sur le Musique Haïtienne en 2004).

Madou Diabaté en Concert

Madou Diabaté en Concert, le Samedi 17 avril 2010, à 21h.

Grande soirée de dédicace de Djeli Kani Madou Diabaté (Guinée) pour la sortie de son album BOULAN de 21h00 à l’aube.

Artistes invités sur scène avec lui: sa soeur Djeli Kani Fanta Diabaté, Namassa Dioubaté, Fodé Kouyaté,Fanta Djekoria, Nawassa Soumano, Siaka Kouyaté de Niagassola et Maraka Condé.

Infos :
Pré-vente des billets au 06 42 80 33 04 ou au 06 25 30 80 13 et sur place le jour même.
Entrée: 25 euros + un CD offert.

Sur Facebook :
http://www.facebook.com/event.php?eid=396059911080&ref=mf

Crying Man

Crying Man par Vadim Janvier Avril 2010, Haïti (4 minutes).
Un homme chante en pleurant sa femme perdue.

Producteur : Vadim Janvier
Editing, Image et Son : Ilique Perin, Majorie Lafleur, Keziah Jean, Marco St. Juste
Un film Cine Institute 2010

Ciné Institute Jacmel

Cinélekol, l’école de cinéma de Jacmel (petite ville côtière du sud, de plus de 30 000 habitants, gravement touchée par les tremblements de terre du mois de janvier 2010) est le seul centre de formation à la technique cinématographique et aux médias du pays. A la suite du séisme du 12 janvier 2010, les étudiants et les instructeurs de l’école (également endommagée par le tremblement) n’ont eu de cesse de recueillir des images directes et de brefs témoignages sur la situation de Jacmel et des villages alentours puis de les transmettre par internet et d’informer le reste du monde sur ce qui s’y passait.

Voici l’adresse du site de l’école du film de Jacmel : http://www.cineinstitute.com

Anne Lescot & Inrocks

Haïti : “Pas de vie sans mort, pas de mort sans vie”

Le séisme a fait plus de 150 000 victimes. Dans le culte vodou, sans sépulture décente, les morts reviennent. L’anthropologue haïtienne Anne Lescot décrypte cette religion qui imprègne le quotidien.
(…)
On lit dans la page “Vaudou” de Wikipédia qu’il y a cinquante millions de pratiquants dans le monde. Je me demande où ils sont !

Le vodou, c’est une marque déposée, c’est haïtien. A Cuba, juste en face d’Haïti, on pratique la santeria, l’espiritismo, etc. Au Brésil, le candomblé, l’ubanda, etc. Il s’agit aussi de cultes venus d’Afrique, mêlés de cultes indigènes et de christianisme, mais ce n’est pas le vodou. Dans le vodou, les morts ont une place importante. On dit qu’ils cohabitent avec les vivants. Que s’ils ne sont pas enterrés selon les rituels, ils reviennent hanter les vivants. C’est vrai. Pas de vie sans mort, pas de mort sans vie. Sans sépulture correcte, les morts reviennent. Ils apparaissent dans les rêves, provoquent des maladies, des accidents, ils envoient des signes, que le hougan interprète. Après le décès, on fait une neuvaine : on veille le mort pendant neuf jours, on accueille les amis, on nourrit les lwas. Puis on sort le cercueil pour le promener dans la ville. On le fait tourner dans les carrefours pour lui faire perdre son chemin, qu’il ne puisse pas retrouver le lieu où il est mort.

Lire la suite sur les Inrocks :
http://www.lesinrocks.com/

Mystères et contredanses

Haïti La population se relève à peine du séisme le plus meurtrier de son histoire. Alors qu’on glose volontiers sur une supposée «malédiction haïtienne», l’extraordinaire vitalité de la culture locale se nourrit d’un imaginaire vaudou méconnu et d’une complexe juxtaposition d’héritages.

«Enfer et damnation». Tel serait le destin de la perle des Antilles, devenue Haïti-la-maudite si l’on en juge par les titres de la presse internationale après le séisme du 12 janvier. La liste des calamités est longue, il est vrai, de coups d’Etat à répétition en coups durs de Dame Nature. Sans parler d’une pauvreté endémique et d’une corruption que les tutelles étrangères n’ont pas éradiquées, loin s’en faut. Mais Haïti, on le sait aussi, est une terre de culture incroyablement fertile, qui a irrigué le monde de sa peinture, sa littérature, sa musique.

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Haïti ne possède pas les mêmes formes de musique urbanisées et formatées. Ses expressions restent intrinsèquement religieuses, donc plus difficilement assimilables.»
Un fait qui n’empêche pas un jeune historien parisien comme Louis Collin d’en faire sa passion. Il anime un site web spécialisé (www.musiquehaitienne.fr), visité chaque jour par 300 à 400 internautes. «De France, du Canada, mais aussi d’Haïti», confie-t-il avec une pointe de fierté, aussitôt pondérée de tristesse.

Lire la suite sur :
http://www.lecourrier.ch (Roderic Mounir)